27/05/2026
Dans le cadre de la révision complète du Plan Local d’Urbanisme (PLU), une concertation publique s’est tenue le vendredi 22 mai dernier à la salle Jeanne-d’Arc. Cette réunion a permis des échanges avec le bureau d’études chargé de la révision, qui a présenté les principales orientations d’urbanisme de la commune pour les dix prochaines années. Si celles-ci doivent répondre aux obligations réglementaires en matière de construction, la commune tient également à préserver l’environnement ainsi que la qualité de vie de ses habitants.
Presles n’est pas soumise à la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU), qui impose des quotas de logements sociaux. Toutefois, une contribution solidaire s’inscrit dans le cadre du Plan Local de l’Habitat (PLH), fixant un objectif de 24 logements, dont 6 logements aidés, à l’horizon 2030. Cet objectif sera atteint grâce au projet prévu en sortie de ville, côté Beaumont.
En début d’année, la commune a réceptionné les documents officiels du Schéma Directeur de la Région Île-de-France Environnemental (SdrifE). Celui-ci fixe un objectif d’environ 250 logements à l’horizon 2040, conformément à la loi ZAN, impliquant l’identification de plusieurs secteurs de la commune dans le cadre des Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP).
Si ce chiffre peut paraître important, il convient de rappeler que les dispositifs mis en place par la municipalité — Espaces Naturels Sensibles (ENS), Parc Naturel Régional (PNR), site inscrit, monuments classés, ainsi que la configuration géographique du territoire — contribuent fortement à la préservation du cadre de vie et à une maîtrise raisonnée des constructions, qui auraient pu être bien plus nombreuses. En amont de cette étude, la commune avait également pris soin de communiquer à la Région les travaux paysagers et environnementaux (faune et flore classées Natura 2000), conduits en amont de la révision, visant à protéger le territoire. Ils auront eu un impact déterminant sur nos obligations.
• Les « Orientations d’Aménagement » ont été créées en 2003 et sont devenues les « Orientations d’Aménagement Programmées » (OAP) en 2010 (Loi Grenelle II) en cohérence avec le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) sur l’habitat, les transports, l’environnement, les continuités écologiques…
• Elles servent à définir, de manière plus concrète et qualitative, comment certains secteurs doivent être aménagés afin de créer des ensembles harmonieux et tenant compte de l’environnement. Elles définissent les logements, la voirie, les espaces verts, les modes de déplacements, les paysages, etc. Elles permettent de limiter la densité de construction qui pourrait être plus importante.
• Elles constituent une « projection » de la commune dans les années à venir, un cadre permettant d’éviter les constructions disparates.
Certains secteurs sont identifiés depuis plusieurs années, notamment celui des « Coutumes » ou encore du « Vivier », situé sous la rue Édouard-José-Laval. D’autres zones sont également envisagées, comme la petite zone industrielle attenante à la gare ou encore une bande reliant la rue de Verdun à celle des Vallées. Ces projets permettront de répondre aux exigences de l’État sans altérer le cadre de vie ni l’esthétique de la commune.
Une interrogation demeure toutefois concernant l’avenir du château de Courcelles, dont la vente devrait intervenir prochainement. Mme le Maire s’est entretenue avec les propriétaires et le bureau d’études dès la fin de l’année 2025 afin d’assurer la meilleure protection possible du domaine et de ses riverains. Une visite a ensuite été organisée en février, en présence notamment de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) et de la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC). Le PLU actuel protège déjà le site contre toute dérive en matière de construction de logements. Néanmoins, s’agissant d’une vente relevant du domaine privé, et limitant de fait les possibilités d’action de la commune, une vigilance toute particulière est maintenue dans le cadre de cette révision. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’évolution de la situation dont les données restent pour le moment confidentielles.
• Quatre OAP existaient à Presles depuis 2014 :
- Les Grands Moulins : pour une zone d’activités (collège)
- Place de la Gare : en vue d’équipements et espace public
- Rue des Coutumes : bâtir un secteur résidentiel
- Sente Albert, le Vivier : également un secteur résidentiel
Celle des Grands Moulins a été abandonnée, le collège de Mériel ayant rempli la fonction. La Place de la Gare, dont le foncier appartenait à la commune, à permis l’édification du nouveau Centre Culturel, parvis, Maison médicale et logements. Bien que les propriétaires furent tous vendeurs dès 2014, aucun projet n’a pu aboutir actuellement sur la rue des coutumes. L’OAP de la sente Albert le Vivier a été réduite en lisière de forêt grâce aux protections apportées par les différents partenaires (PNR, ABF, DDT, cabinets d’études…). Plusieurs projets ont été présentés depuis plusieurs années et pourtant tous rejetés.
Ce qui permet d’affirmer que :
• Les propriétaires des parcelles concernées jouissent de leurs biens et qu’en aucun cas ils ne sont expropriés.
• Les projets sont difficilement menés à leur terme, les propriétaires devant être tous vendeurs de leurs parcelles pour créer un ensemble, et parce qu’ils sont très encadrés par les lois d’urbanisation.
UN PEU D’HISTOIRE :
A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Presles comptait environ 1800 habitants. Chaque décennie qui a suivi a connu sa conquête urbaine, permettant à la plupart d’entre-nous d’habiter la commune :
- En 1963, le lotissement du Parc Saint Jean est bâti sur 9 hectares avec le stade et l’école du Nantouillet.
- Puis dans les années 1970, la « Grande Prairie » voit fleurir 95 pavillons suivi du lotissement du « Ru du Roi », « la Madeleinière ».
- Dans les années 80, se construit le « Beauregard » sur les hauteurs du Bel Air. Suivront des opérations d’une dizaine d’habitations, entre autres « l’allée du Buchet » et « l’allée Lucien Lemaitre ».
- Enfin, à l’aube des années 2000, la résidence « La Fontaine du Château » accueille 19 pavillons.
- En parallèle, durant toutes ces décennies, les coteaux de Courcelles, principalement des vignes, sont à leur tour construits, accueillant désormais la plus grosse partie des habitants de Presles.
Par conséquent et au vu des éléments apportés, la probabilité de constructions massives est nulle, une urbanisation douce est toujours privilégiée par la commune.
En rouge et bleu, les différentes phases d'urbanisation de la commune des années 1950 à 2000.
Si elles ont été importantes au cours de cette période, les zones disponibles sont désormais très limitées.
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