10/06/2026

Cérémonie d'ouverture
Le vendredi 5 juin s’est déroulée la cérémonie d’inauguration de l’Eglise Saint-Germain-l’Auxerrois de Presles. Après la traditionnelle coupe du ruban, Mme le Maire a invité les personnalités ainsi que les Preslois venus pour l’occasion à pénétrer dans l’édifice, qui rouvre enfin ses portes après quatorze années de restauration.
Les personnes présentes ont ainsi pu redécouvrir ce monument au son de la musique, avant d’assister aux allocutions des représentants officiels.

En présence des élus de Presles et de :
- M. le Préfet, Philippe Court 
- Mme Ayda Hadizadei, Députée
- M. Thibault Humbert, Conseiller Régional et Maire D’Eragny 
- M. Sébastien Poniatowski, Maire de l’Isle-Adam et Président de la CCVO3F 
- M. Morgan Touboul, Conseiller Départemental et Maire-Adjoint à L’Isle-Adam
- Mme Alice Capron Vallat, Architecte en Chef des Monuments Historiques 
- Père Orson Dieke, de la paroisse de Beaumont
– des Maires de l’intercommunalité
– du Colonel de Gendarmerie, Denis Mottier
et de nombreux Preslois.

Vous pouvez découvrir quelques photos ci-contre et le discours de Mme le Maire ci-dessous :

INAUGURATION DE L’EGLISE
Discours de Mme le Maire Céline CAUDRON

 
" Nos églises sont au premier rang des richesses de notre civilisation. Nous les avons reçues de nos aïeux et nous avons le devoir de les transmettre aux générations futures. « Au-delà de son rôle religieux, notre Eglise Saint Germain l’Auxerrois a été témoin de la vie des Preslois au fil des siècles » Telles sont les paroles de Régis Humbert, notre ancien Maire, dans la préface de l’ouvrage consacré à la paroisse.

Que l’on contemple l’église de l’extérieur ou que l’on pénètre en son sein, on est immédiatement séduit par son architecture et la profusion de ses décors. Mais une autre dimension nous interpelle : Quels hommes ont eu l'audace de relever de tels défis ? Les bâtisseurs, véritables conquérants, ont su rassembler leurs différents corps de métier, souvent organisés en compagnonnages, pour donner naissance à des œuvres qui témoignent encore aujourd’hui de leur foi et de leur ferveur.

La découverte, dans les années 1970, d’une nécropole mérovingienne sous le parvis a pu favoriser l’implantation d’un premier lieu de culte à l’origine de la paroisse. Toutefois, il faut attendre le XIIème siècle - également celui du commencement de la construction de Notre-Dame de Paris - pour voir l’église mentionnée dans un texte. Sa consécration à Saint Germain d’Auxerre, évêque présent dans la région parisienne au Vème siècle, pourrait témoigner d’une origine très ancienne. Telle que nous la découvrons aujourd’hui, l’église remonte principalement aux XVème et XVIème siècles.

Aussi, permettez-moi de citer Victor Hugo :
« Les grands édifices, comme les grandes montagnes, sont l’ouvrage des siècles.
L'art prend le monument où il le trouve, s'y incruste, se l'assimile. La chose s'accomplit sans trouble, sans effort, sans réaction, suivant une loi naturelle et tranquille.
C'est une greffe qui survient, une sève qui circule, une végétation qui reprend. L'homme, l'artiste, l'individu s'effacent sur ces grandes masses sans nom d'auteur ; l'intelligence humaine s'y résume et s'y totalise.
Le temps est l'architecte, le peuple est le maçon. »

Entrer dans l’église en effet, c’est ressentir le calme et la sérénité ; c’est se retrouver hors du temps, dans un univers parallèle où l’histoire demeure présente à chaque instant. Tous les éléments en portent le témoignage : la colonne de la chapelle Saint-Joseph, la plus ancienne, datant du XIIème siècle ; le moulage en plâtre qui servit de modèle au fronton de la porte occidentale au XIXème siècle ; ou encore les stigmates visibles sur le sol, qui rappellent les nombreuses interventions successives et les déambulations des pèlerins. D’autres traces sont plus discrètes, comme les ultimes vestiges de peinture noire, encore visibles par endroits, symbole des périodes de deuil.

C’est tout cela qu’il a fallu mettre en valeur et préserver, chaque pierre constituant une page de l’histoire de Presles.

Depuis quatorze ans, des restaurateurs se sont mobilisés, mettant en œuvre des techniques parfois ancestrales, associées à des moyens plus modernes, pour mener à bien cette réfection. Celle-ci nous rappelle que l’église n’est ni un tombeau, ni un musée. Elle nous est aujourd’hui rendue lumineuse et flamboyante, prête à vivre une nouvelle étape de son histoire.

Moins rapide que la renaissance de Notre-Dame, certes. Les moyens n’étaient pas les mêmes, l’aura non plus, ni les enjeux. Mais cette église est profondément la nôtre. Elle appartient à toutes ces familles presloises dont elle a accompagné les générations au fil du temps.

Cette restauration, nous la devons tout d’abord à mon prédécesseur, M. Pierre Bemels, maire honoraire de Presles, qui en fut l’initiateur de cœur en lançant, dès son élection en 2008, les études préalables aux travaux, accompagné de mes collègues Messieurs Violette et Scholla. Nous la devons également à son directeur général des services de l’époque, M. Barrailler, qui fut avant tout un infatigable chasseur de subventions.
Enfin à mon collègue Thierry Chaumerliac qui en est le gardien, non seulement des murs, mais aussi de l’histoire, et qui a sans aucun doute éclairé et guidé chaque étape des travaux.

Ensemble, nous remercions chaleureusement les entreprises qui ont contribué à ce chantier (toutes n’ont pas pu être présentes) :
Charpentier PM (Maçonnerie) – M. Mehmet Kaya et Mme Lecompère ; Art Vitrail – M. Desroches ; Treccani & Fils (Menuiserie) – M. Dominique Vallier ; Les Ateliers RD (décors peints) – Mme Stéfania Dotti ; Ent Favéreaux (Electricité) ; Asselin (Charpente) ; M. Sylvain Levacher (Plomberie) ; Les entreprises Tempère et Lelu (Toiture) ; Bodet campanaire (cloche qui reviendra dans 10 jours)
 
Tous ont été orchestrés par Point 05 – Mme Alice Capron Vallat architecte en chef des Monuments Historiques et son assistante Marie Andraud qui ont été de précieuses collaboratrices. Alice et Marie, ce fut un plaisir de travailler avec vous. Nous avons tellement apprécié l’efficacité et la rigueur.

Enfin, nous adressons également nos plus sincères remerciements aux institutions et aux personnalités qui ont permis cette restauration grâce à leurs conseils et généreuses subventions. Elles représentent à peu près 70% du coût des travaux qui s’élèvent à environ 3 millions d’€uros, j’ai cité :
L’Etat : représenté par M. le Préfet, M. Philippe Court
La Région : Mme Valérie Pécresse représentée par M. Thibault Humbert, enfant du pays, que nous sommes toujours heureux d’accueillir
Le Département : Mme Marie-Christine Cavecchi représentée par M. Morgan Touboul
La Direction Régionale des Affaires Culturelles : M. de Lumley, Mesdames Morin Loutrel et Michelin
L’Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine : Messieurs Bellon et Chalard

Ensemble nous allons plus loin, et nous ne pourrions rien faire sans vous. Cette restauration en est la preuve. Et peut-être qu’ensemble, nous pourrons demain envisager la restauration de l’orgue.

Pour conclure, en cette période où jeter l’opprobre et le discrédit tentent de faire loi contre l’ordre établi, permettez-moi de remettre symboliquement l’église au milieu du village en citant la devise des Nicolaï, Seigneurs de Presles, dont le blason orne la clé de voûte du chœur :
« Bien faire et laisser dire »

Musique d’entrée : ERA « Agnus Deorem »
Musiques Vin d’honneur : Louis Antoine DORNEL, Compositeur, organiste, claveciniste, violoniste Preslois (1680-1765)

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